10 mars 2006
LETTRE AU MINISTRE DE L'ÉDUCATION
Monsieur le Ministre,
Vous n’êtes pas sans ignorer que le monde du vin traverse une grave crise, due à plusieurs causes.
Nous
constatons que le vin est souvent montré du doigt comme l’une des
causes de l’alcoolisme, mais, rarement, nous entendons, de la part des
Pouvoirs Publics des discours positifs sur le vin.
Pourtant, consommé avec modération, c’est un excellent aliment dont la médecine a prouvé, depuis longtemps, les bienfaits.
Pour que le consommateur apprenne à bien boire le vin, cela passe par l’information.
Or,
il n’y a aucune information sur le vin dans les milieux scolaires et,
dans Lycées Hôteliers qui forment ceux qui nous servent au restaurant,
seuls les établissements avec une section sommellerie bénéficient de
cet enseignement.
Pourtant, bon nombre de restaurants qui servent
du vin n’ont pas de sommeliers, ce sont les maîtres d’hôtel, simples
serveurs ou apprentis auxquels cette tâche est dévolue.
Des
vignerons, responsables viticoles, journalistes, cavistes, sommeliers,
restaurateurs ou simples amateurs, se sont associés au sein du Parti
d’En Boire qu’ils ont créé pour faire entendre une autre voix que celle
de la sanction et de l’interdit qui nous asphyxient.
Pour ce faire, nous vous demandons d’inscrire dans les programmes scolaires des Lycées Hôteliers, au moins deux heures par semaine de cours sur le vin
qui, nous vous le rappelons, représente un pan non négligeable de notre
économie et une partie conséquente du chiffre d’affaires des
restaurants.
Il nous paraît donc extrêmement important que celui-ci soit servi dans les bonnes conditions.
Mais, cela ne suffit pas. Bon nombre de restaurants font appel à du personnel qui n’a pas été formé dans les écoles hôtelières.
Les
jeunes boivent de la bière ou des boissons alcoolisées servies dans les
lieux de nuit, autrement plus dangereuses que le vin.
Il nous paraît donc indispensable que le vin soit enseigné au Lycée et, pour ce faire, nous des vignerons sont prêts, au moins une fois dans l’année, à venir parler de leur métier en milieu scolaire. Interventions à intégrer dans le programme en accord avec les proviseurs.
Voilà,
Monsieur le Ministre, nous pensons que ces mesures constituent l’une
des voies pour que la consommation modérée passe par l’information et
pas seulement par l’interdiction.
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